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Dire que ces femmes qui m’aiment me détestent si tendrement !

Il m’arrive de louper pas mal de réunions de famille pour le simple fait d’éluder la question suivante : « Quand est-ce que tu te maries ? »

Ce n’est d’ailleurs plus une question qu’onyeezy sneakers NCAA Jerseys air max 95 sale wigs human hair custom sports jerseys College Rugby Jersey sex toy shop nike air max sale outlet best adult store sex toy shop yeezy boost 350 cheap jordan 1 49ers jersey ASU Jerseys sex toy shop me pose, c’est un fer de lance qui me transperce à chaque fois que je pointe le nez chez la famille.  On se jette littéralement sur moi – parfois avant de me dire bonjour – en vociférant cette question qui pourrait bien devenir mon prochain prénom « Quand est-ce que tu te maries ? »

Au moment où je franchis le seuil de la porte, j’ai l’impression d’être un fugitif qu’on a retrouvé après 10 000 ans de cavale. Prétextant de me faire la bise, mes tantes – toutes plus petites que moi m’immobilisent en me tenant par les manches. Je suis à chaque fois surpris par la force de ces petits lutins sexagénaires qui me tiennent par la force de l’amour.  Après la première salve de bises tombe le couperet, la question inéluctable : « Quand est-ce que tu te maries ? »

Elles enchainent avec des affirmations subsidiaires pour faire passer le dossier comme fait accompli «  Quelle estma date ? » ; « Comment est la famille ? » ; « Ne nous ramène pas une je sais pas quoi ! ». Si vous avez déjà vu un buffle en proie à des lionnes affamées, si vous arrivez à imaginer un interrogatoire dans une prison en Sibérie, alors vous comprendrez sans doute ma peine dans ces moments-là.

 

D’autres tantes arrivent en renfort. Je leur fait la bise pendant que je  réponds à leur question, la même depuis un temps que les moins de vingt ans…

Je suis désorienté, malmené, elles font usage de la « désorientation émotionnelle » pour que les « Quand est-ce que tu te maries ? » aillent directement au subconscient, c’est une technique autrefois très prisée par le KGB. Elles sont fortes.

Autre avantage technique en leur faveur, elles sont généralement plus petites que moi. Du coup, Je ne sais plus d’où viennent les coups et d’où viennent les bises, je ne sais pas si je dois tendre la joue ou la retirer, je sais juste que dans une fusillade il vaut mieux faire le mort. Alors je le fais.

Chacune d’entre a sa technique bien rôdée. Certaines travaillent sur les remords « pourquoi est-ce que tu tiens à priver tes parents de petits enfants ? » ; d’autres vont taper dans le spirituel « si tu n’as pas d’enfants qui va prier pour ton âme quand tu seras mort ? » ; et d’autres essaient de challenger mon ego « de quoi est que tu as peur ? ».

Dans cette mise à mort du célibat et de son occupant il m’arrive de chercher des yeux compatissants. Je croise parfois dans l’assemblée le regard abattu d’un(e) cousin(e) déjà à terre et me résigne à mon inévitable sort. Je me mets à rire jaune en priant le bon dieu pour que ça s’arrête et en attendant je réponds oui, bientôt, bien sûr, vous avez raison et j’ai tort.

Vont-elles comprendre un jour ?